L’étude de la répartition géographique
des êtres vivants sur Terre appartient au domaine de la biogéographique
qui partage des concepts aussi bien à la géographique qu’à l’écologie.
Les pères de la biogéographie sont les explorateurs des XVIIIe et
XIXe siècles, parmi lesquels Alexander von Humboldt
(1769-1859) qui partit au Venezuela en 1800. Il s’enfonça dans le sud
du pays et confirma l’existence d’une liaison entre l’Orénoque et
l’Amazone, Aimé Bonpland (1773-1858) et Alfred Russel Wallace (1823-1913) qui fut à l’origine des théories modernes de l’évolution avec Charles Darwin (1809-1882).
Tous
ces hommes ont été confrontés à des conditions de voyage très
difficiles comme l’espagnole Francisco de Orellana (1541-1542) qui, à
bout de vivre, dû manger ses ceintures et les semelles de ses
chaussures, bouillis avec des herbes. A cette époque, la pratique des
purges généralement prescrites pour lutter contre la fièvre tuait autant
de gens que la malaria. Ou encore, l’anglais Richard Spruce qui devint
l’un des plus grand botaniste du monde mais qui vécut ses dernières
années dans un 9 mètres carrés en Angleterre. Il était si affaibli par
les maladies contractées en Amazonie qu’il ne pouvait pas rester assis
plus de quelques minutes et ne pouvait pas marcher plus de 30 minutes.